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Introduction

Le souvenir s'efface, se transforme, les écrits restent. Je voulais témoigner d'un moment de vie, un moment de passion, le partager, le faire vivre a travers quelques mots, quelques pensées profondes. Témoigner et dire la vérité sur ce qui se passe dans la tête, non pas de toutes les femmes, mais d'une femme en particulier. Que se passe-t-il lorsque cette femme mariée de 40 ans se lance dans des ébats amoureux et passionnés, lorsqu'elle décide de réveiller sa libido et se lance dans l'échangisme, lorsqu'elle fantasme... a quand remonte cet erotisme? Dans les romans tout est beau, ici, il y a aussi des maladresses. Que se passe-t-il vraiment dans la chambre et dans la tête d'Annelie? Pourquoi son mari ne lui suffit plus ? Comment recours t'elle à une aide extérieure réelle ou imaginaire? Amis voyeurs j'espère vous faire vivre des moments d'érotismes intenses, d'exhibition et de libertinage... Des mots qui laisseront libre cours à l'imagination... A bon entendeur....



lundi 1 juin 2015

ch.38 Orgasme à l’hôpital



Nicolas doit subir une intervention chirurgicale planifiée, mais tout ne se déroule  pas exactement comme prévu et un petit incident cardiaque lors d’un contrôle de routine,  le clou à l’hôpital les deux jours qui précèdent l’intervention... Et ces deux jours sont longs... bien longs... Branché à la perfusion, en caleçon sur son lit il est bien difficile pour lui de rester tranquille. 
Annelie en visite  s’approche de son lit, inquiète. Elle lui caresse le visage, l’embrasse tendrement. Elle vient de réaliser que même  l’idée de pouvoir le perdre lui est insupportable. Il est là,  vulnérable, et elle se sent si impuissante.
Alors qu’elle est penchée sur lui, remplie d’émotions, il glisse une main sous sa jupe. Elle ferme les yeux et retient son souffle. Est-ce vraiment raisonnable ? N'est-il là cause d'un incident cardiaque?... De plus,  à tout instant, une infirmière peut entrer... En fait, cette  dernière possibilité  l’excite plutôt.... cette peur de se faire coincer et l’idée de rougir  avec un petit sourire fautif si quelqu’un poussait cette porte l’amusent. Ce qui l'amuse moins c'est l'idée que sa femme puisse entrer et les trouver dans cette position. Qu’elle découvre  leur stratagème et que tout ce long travail pour établir une relation de "confiance " entre eux soit balayé en un clin d’œil pour une douce caresse vaginale.... mmmm... Une douce caresse vaginale....
Comment résister à ces appels au plaisir ? Nicolas essaie d’écarter sa culotte de sa seule main valide pour introduire un doigt en elle... Bien que complètement irraisonnable, elle décide de lui faciliter la tâche  et elle retire sa culotte. Elle avait hésité à ne pas en mettre en partant... Elle se doutait qu’il aurait du mal à rester sage, mais finalement elle s’était ravisée, se disant qu’il ne fallait pas, que s’il était à l’hôpital, il fallait qu’il reste tranquille et qu’elle garderait ses distances, qu’elle ne le laisserait pas se fatiguer.... Paroles d’ivrogne ! ...
Annelie l’embrasse en le serrant bien tout contre elle, sa tête contre sa poitrine, comme par envie de le protéger.  Elle  glisse sa main sous le drap et caresse délicatement son pénis  en érection en l’embrassant alors qu'il  lui enfonce un doigt dans le vagin... Puis deux... L'oreille tendue à épier un moindre bruit, le regard fixe à guetter une ombre sous la porte, ils se donnent mutuellement un doux plaisir... Comme par désespoir d'être là, comme par peur de ce que les jours à venir leur réservent,  comme pour profiter au mieux du moment présent. 
Annelie a peur de fatiguer Nicolas, elle ne veut pas qu'il bouge ses doigts en elle si  rapidement... même si elle en crève d'envie et que le plaisir est immense,  elle culpabilise de le voir faire un quelconque effort, elle essaie de le raisonner à plusieurs reprises, mais en vain. Est-ce parce que son corps dit le contraire ? Ou est-ce simplement parce que  Nicolas ne peut s'empêcher de lui donner du plaisir, comme par vice ; un pur délice qu'il chérit même allongé sur un lit d'hôpital et branché à une perfusion. Assise sur le bord  du lit  il voudrait plonger sa tête entre ses cuisses, elle le sent... Elle voudrait disparaître sous le drap et le prendre dans sa bouche... mais ils restent là, lui à la regarder orgasmer et elle à savourer ses doigts qui entrent et sortent de son sexe ruisselant. Elle retient ses gémissements quand son corps se contracte... Elle a envie d'écarter  plus grand encore ses cuisses... Comme à chaque fois qu'il la caresse. Puis de nouveau il trouve l'interrupteur magique... Celui qu'il active dernièrement à chaque rencontre, celui qui la fait éjaculer et qui lui donne un plaisir immense... Cette petite protubérance striée qu'il masse et qui gonfle sous son doigt lui donne un plaisir infini... il va et vient délicieusement de ses doigts en elle.... puis de son clitoris à son point G, le mouvement s'intensifie... Elle se sent partir...  Elle s'agrippe à son pénis d'une main et au drap de l'autre alors que son corps se raidit dans une ultime grimace et que sa tête bascule en arrière.... Elle voudrait pouvoir crier et libérer cette violente extase  .... Merde!  Elle n'y croit pas ! Elle vient d'éjaculer sur sa main... sur son lit d'hôpital ! 
Il voudrait qu'elle grimpe sur lui.... Elle en crève d'envie elle aussi... Mais finalement ils se ravisent, il préfère lui demander de retourner s'asseoir sur le fauteuil en face de lui. Elle l'embrasse, les joues empourprées et se positionne face à lui les jambes légèrement écartées, toujours sans culotte, le sexe encore "liquéfié". Il la regarde avec désir et  se caresse agréablement quelques instants, en sueur, les yeux mi-clos injectés de plaisir, avant de décider d'être enfin raisonnable et de ranger son instrumentation.... décision sensée et prise juste au bon moment.... Aurait-il un sixième sens ? Alors qu'Annelie est en situation de désir intense et qu'elle pourrait faire n'importe quoi... même se masturber sous ses yeux comme il le lui demande.... Alors qu'il est toujours en pleine  érection  même s'il vient de remettre le drap sur lui, une infirmière  ouvre la porte...
Annelie gênée d'être légèrement vautrée se redresse et tire sur sa jupe... espérant que son visage post orgasmique ne la trahira pas, espérant que l'infirmière n'aura pas à soulever le drap pour une quelconque piqûre et tomber sur un pénis en érection  prêt à exploser. Ils se regardent complices, ils se sentent comme 2 gosses qui font des conneries et que l'on prend la main dans le sac. Mais elle doit avouer que l'idée que cette infirmière pourrait se joindre à eux lui parcourt l'esprit.... et l'excite...  Peut-être pourraient-ils l'inviter à la tanière (leur petit nid d'amour) après sa convalescence?  
Lorsque l'infirmière ressort, ils soufflent et un fou rire la prend, la situation est comique. Les joues rougies, elle se cale dans le fauteuil pour enfin savourer sa descente orgasmique, calme, souriante, réjouie même, et miraculeusement moins inquiète.  Une frustration l'envahit cependant quand même... Celle  de ne pas pouvoir donner un plaisir intense à Nicolas... Il a l'air pourtant satisfait lui aussi, plus calme,  et surtout heureux de pouvoir goûter le sexe d'Annelie sur ses doigts et  savourer ce nectar de l'amour en fixant son visage défait....