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Introduction

Le souvenir s'efface, se transforme, les écrits restent. Je voulais témoigner d'un moment de vie, un moment de passion, le partager, le faire vivre a travers quelques mots, quelques pensées profondes. Témoigner et dire la vérité sur ce qui se passe dans la tête, non pas de toutes les femmes, mais d'une femme en particulier. Que se passe-t-il lorsque cette femme mariée de 40 ans se lance dans des ébats amoureux et passionnés, lorsqu'elle décide de réveiller sa libido et se lance dans l'échangisme, lorsqu'elle fantasme... a quand remonte cet erotisme? Dans les romans tout est beau, ici, il y a aussi des maladresses. Que se passe-t-il vraiment dans la chambre et dans la tête d'Annelie? Pourquoi son mari ne lui suffit plus ? Comment recours t'elle à une aide extérieure réelle ou imaginaire? Amis voyeurs j'espère vous faire vivre des moments d'érotismes intenses, d'exhibition et de libertinage... Des mots qui laisseront libre cours à l'imagination... A bon entendeur....



mardi 24 novembre 2015

ch.39 Échangisme : une expérience quasi réussie …



À midi, Annelie reçoit le message suivant : « J’ai peut être trouvé de la compagnie pour cet après-midi. 15 h à l’hôtel. Ça te dit ? »…
Une grande excitation mêlée de panique l’envahit… son sang ne fait qu’un tour… Des papillons dans l’estomac, Annelie a envie de pousser à grand cri un « oui » retentissant, mais ses doigts, guidés par la raison sans doute, se refusent de taper ce grand « oui »…. Même un tout petit « oui » aussi d’ailleurs….
Abasourdie elle renvoie un « oh ! », s’accordant ainsi quelques secondes de réflexion… quelques brèves secondes d’hésitation durant lesquelles, elle fait le tour de la question et cherche désespérément une raison ou plutôt une excuse pour ne pas accepter et ne pas céder à cette envie : elle réfléchit de manière confuse « je n’ai pas mes règles, ni de vilain bouton, ma manucure est faite, je suis épilée… de partout... On a baisé ensemble il y a 2 jours, je ne suis pas en manque désespéré de lui et de lui seul… je peux le partager….J’ai envie de baiser… Qu’est-ce qui pourrait donc m’empêcher d’accepter ? »… « Rien... » Elle se résigne donc avec joie (paradoxe très représentatif de son état) et tape alors, en se mordant nerveusement la lèvre, un bref « oui pourquoi pas… ». Puis une question lui vient comme un vent de panique : mais… « Avec qui ? » ???
La réponse qu’elle reçoit la paralyse : « Comment te répondre ?…. Je ne sais pas ! »… Il ne sait pas ! De parfaits inconnus rencontrés sur Facebook ! Pas de nom, pas de description physique, ni d’âge… ils ne savent absolument rien l’un de l’autre! Le mystère, aussi excitant soit-il, a quand même ses limites… un peu stressée Annelie décide quand même de relever le défi, se rassurant secrètement avec l’idée que, peut-être, la rencontre n’aura finalement pas lieu…
Elle saute dans la douche et rejoint Nicolas. Elle est nerveuse, comme à chaque fois sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi puisqu’au fond d’elle même, elle sait qu’elle en a envie ! Inquiète aussi qu’ils ne lui plaisent pas  peut-être… mais qu’est-ce qui ne lui plait pas ? Une femme qui menacerait son sex-appeal ou compromettrait sa relation avec Nicolas, ou encore des gens négligés… le fait qu’elle puisse aussi ne pas leur plaire l’inquiète, la peur du refus, de l’humiliation, la hante parfois…. Le reste honnêtement, elle s’en fout ! Elle sait pertinemment, et apprécie fortement, le fait qu’elle peut à tout moment dire « non »… c’est une des conditions sine qua non à ce genre de festivités que Nicolas a posées clairement dès leur tout premier rendez-vous de ce genre. Jamais oh grand jamais il ne la forcera à faire quoi que ce soit qu’elle n’aurait pas envie de faire. Et même s’il la pousse un peu parfois certes, au fond c’est juste ce dont elle a besoin pour aller de l’avant.
Ils arrivent sur le parking de l’hôtel…. Une nouvelle rencontre du genre est imminente et pourtant elle se pose toujours les mêmes questions : qu’est ce qu’on fait maintenant ?  Comment ça va se passer ? Et toujours cette même angoisse qui lui noue l’estomac…
Comme prévu, Marc appelle Nicolas sur son portable pour lui dire qu’ils sont près de l’hôtel. Son cœur s’emballe, ce qui n’est pas sans amuser Nicolas. Ça l’excite même, ça fait partie intégrante du jeu, lui avoue-t-il… Sa respiration s’accélère en les regardant se diriger vers la porte d’entrée de l’hôtel. Marc est un homme mûr, au profil agréable, et Marie est plus jeune que lui, assez jolie, vêtue d’un pantalon en cuir serré et de hauts talons… Annelie se sent un peu ridicule avec sa petite jupette et son pull rayé… mais de toute façon une fois dans la chambre ne seront-ils pas tous à poils…. ? Des regards remplis de curiosités s’échangent, le contact est pris, personne ne recule, la rencontre se poursuit… Annelie prend une grande respiration, l’adrénaline fait battre son sang dans ses tempes… elle aime cette tension qui lui donne envie de fuir, mais ce qu’elle aime plus encore c’est de céder à l’envie et de refouler sa raison. Elle se sent coquine, irraisonnable, rebelle et ça lui plait.
Marc et Marie prennent une chambre avec un grand lit. Afin de préserver l’anonymat de leur libertinage, ou peut-être par timidité, ils préfèrent que Nicolas et Annelie en fassent autant, ils se rejoindront après. Nicolas, lui, aurait pu se présenter directement à la réception pour prendre une grande chambre pour 4, fier et non complexé, ça ne l’aurait pas gêné…
Bref, tout notre petit monde se rejoint au 2e étage ; Nicolas pousse la porte restée entrouverte. Le cœur d’Annelie bat très fort, mais elle se dit que ces deux-là ne sont pas mal et que c’est maintenant ou jamais, l’occasion d’une expérience enfin réussie les attend peut-être.
Marie est assise sur le bord du lit en slip et soutien-gorge sexy, elle enlève ses chaussures. Marc, lui,  est entrain de retirer sa chemise. Annelie, comme pétrifiée, se demande ce qu’elle est supposée faire maintenant… Nicolas ôte sa chemise lui aussi… les autres fois Nicolas l’avait embrassée et déshabillée puis jetée sur le lit…. Là elle se sent seule… mal à l’aise… intimidée… l’impression d’être une grosse idiote qui ne sait pas quoi faire l’envahit… elle ôte ses chaussures, son pull et sa jupe avec lenteur, dans le coin le plus sombre de la pièce. Marc remarque cette timidité et s’en amuse… Nicolas, lui, rit et jure qu’Annelie n’est pas aussi timide qu’elle le paraît… La panique l’envahit vraiment cette fois, elle se rapproche de Nicolas l’embrasse et murmure dans son oreille « j’ai besoin d’aide »… Nicolas sourit, l’embrasse et l’entraine vers le lit où il dégrafe son soutien-gorge. Les deux autres sont nus sur le lit et les attendent. Marc la regarde et tapote sur le lit pour qu’elle le rejoigne… alors qu’elle avance vers lui à quatre pattes, Nicolas lui enlève sa culotte. Elle prend une profonde inspiration qu’elle bloque un instant, elle est dans l’arène, les jeux vont commencer. La timidité s’évanouit peu à peu et cède la place à l’envie, au désir, au plaisir… elle s’allonge à la gauche de Marc, Marie est à sa droite et Nicolas remonte vers elle.
À partir de ce moment-là, et ce pendant plus d’une heure et demie, les corps de nos 4 protagonistes vont s’entremêler, les salives se mélanger, est-ce Annelie qui caresse les seins de Marie ou Marie qui caresse les siens ? À qui est cette main qui lui caresse le sexe, à qui sont ces doigts qui glissent en elle avec délice et la font éjaculer alors que de sa langue, elle, joue avec le clitoris de Marie ? Les corps sont les uns sur les autres, la cuisse de Marie est sur Annelie, la tête de Nicolas entre ses cuisses et le sexe de Marco dans sa main. Elle se dit : « Je suis entrain de lécher le cul d’une femme en masturbant son copain pendant que mon amant me fait jouir …. Merde que c’est excitant… »
Les seins de Marie sont fermes et très agréables au toucher, ses tétons durcissent sous la langue d’Annelie, elle comprend enfin pourquoi les hommes aiment tant les seins… les seins qui réagissent aux caresses, aux mordillements. Sa peau est douce et agréable au toucher.
Marc se place derrière Marie qui est allongée sur son coté gauche et la pénètre avec force. Annelie les regarde très excitée, c’est alors que Marc lui prend la main et la guide vers le clitoris de Marie,  un clitoris gonflé qui s’offre à elle et appelle aux caresses… elle la caresse pendant que le sexe de son amant entre et sort de son sexe impétueux… Marie crie de plaisir… puis quand il se retire Annelie lèche de sa langue le sexe encore humide de Marie, sous le regard de Marc et de Nicolas. C’est de loin plus agréable que ses brèves expériences antérieures… Puis elle y enfonce 2 doigts et essaie de lui faire ce qu’elle aime tant qu’on lui fasse : elle joue avec son point G de ses doigts et avec son clitoris de sa langue, Marie jouit de nouveau… fort… ou du moins c’est ce qu’elle crie… Un sentiment de fierté empourpre les joues d’Annelie, elle savoure l’excitation de Nicolas.
Elle se souvient clairement aussi de ce moment, où après avoir elle aussi joui sous la langue de Nicolas, Marc lui place de nouveau la tête entre les cuisses de Marie qui réclame à grands cris qu’on la fasse jouir… Et alors qu’elle est entrain de la lécher du plat de sa langue, la tête de Marc apparaît de l’autre côté et c’est alors que la pointe de leurs langues respectives se mélangent sur le clitoris de Marie ; elle se revoit faire jouir Marie avec l’aide de Marc alors que le sexe de Marc va et vient profondément dans la bouche de Marie et que les doigts de Nicolas vont et viennent dans son sexe agonisant.
Quand Annelie suce Marc, c’est beaucoup moins agréable, ses poils la dérangent. Elle s’est habituée au sexe rasé de Nicolas. Mais elle le caresse, le lèche gardant le plus possible un œil sur Nicolas qui joue avec Marie. Est-ce pour le surveiller ? Non. Par jalousie ? Bizarrement non… cette fois ça ne la dérange pas d’entendre Marie jouir sous sa langue, sous ses doigts, de le regarder faire. Elle ne sent pas la menace qui avait pesé sur son cœur lorsqu’il faisait jouir son ex lors de leur première rencontre libertine. Cette fois ça l’excite, elle en a envie, envie qu’il la fasse jouir. Et elle doit l’admettre elle trouve ça assez excitant. Peut être que s’il se mettait à la pénétrer ce serait différent, mais elle s’est habituée à ce petit jeu de caresses érotiques.
Les 4 restent en contact quasi permanent et pas un moment de répit ne leur est accordé. Si Annelie regrette une chose c’est justement ça : Ne pas avoir le temps de savourer, de regarder, elle a l’impression que l’action est en continu, sans répit; elle est sollicitée à chaque instant pour agir, instrumentalisée par Marc pour faire jouir Marie et elle aurait peut-être souhaiter aussi se laisser porter, se laisser faire par moment.
Annelie a le souci de ne pas laisser Nicolas de côté, lorsqu’elle ne le voit pas, ne le sent pas, ne le touche pas elle culpabilise, elle le cherche, il lui manque. Elle veut qu’il prenne beaucoup de plaisir, elle veut être partie prenante de son plaisir. Elle le voit s’occuper de Marie, mais elle ne voit pas Marie s’occuper de lui… ne s’en occupe-t-elle pas ou Annelie est-elle trop occupée par moment pour voir tout ce qui se passe ? Prend-il du plaisir lui aussi?
Annelie décide alors de s’occuper un peu plus de Nicolas, il lui manque vraiment à cet instant précis. Elle se met à genoux au bord du lit et prend Nicolas dans sa bouche, doucement, lentement. Elle voudrait s’asseoir sur lui, mais il est prêt à exploser alors elle se résigne à le sucer, le lécher tendrement, doucement. Une caresse délicate de sa langue de ses lèvres gourmandes. Elle souhaite lui donner un doux plaisir qui dure…. Longtemps… longtemps… Marc se lève et profite qu’Annelie est penchée vers l’avant sur Nicolas pour se positionner derrière elle… Nicolas, lui, tend le bras et caresse le sexe chaud et ruisselant de Marie en même temps. Marc appuie alors son sexe en érection contre l’anus d’Annelie… mal à l’aise, elle ne sait pas trop où il veut en venir, jusqu’à ce qu’il pousse légèrement plus fort pour essayer de la pénétrer… peut être se trompe-t-elle… il n’a pas de préservatif, peut-être veut-il simplement sentir une simple pression sur son pénis pour s’exciter… toujours est-il que dans l’incertitude elle préfère mettre les choses au clair, elle se retourne, le regarde droit dans les yeux  et lui murmure « non »… une grande inquiétude l’envahit cependant… et si elle devait se battre de nouveau comme lorsque l’autre connard l’avait coincée et que sans défense elle s’était fait violer ? La présence de Nicolas la rassure cette fois, il ne le laisserait pas faire si elle ne veut pas… À sa grande surprise, elle réalise que Marc arrête tout de suite, comme il se doit d’ailleurs, sans insister et qu’il frotte désormais son sexe en érection contre la raie de ses fesses avant d’enfoncer à la place deux doigts dans son vagin pour la faire jouir… Les idées négatives qui commençaient à l’embrouiller disparaissent immédiatement et laissent place à un doux plaisir. Elle soupire bruyamment. Un souffle chaud et haletant sur le  pénis de Nicolas remplace sa langue un bref instant. Puis elle reprend avec plus de plaisir encore sa fellation. Elle voudrait qu’il ressente cette même intensité de sensations. Bon Dieu qu’elle aime sentir Nicolas prêt à jouir sous sa langue… Bon Dieu qu’elle aime qu’on la fasse jouir… Elle voudrait qu’on la pénètre, là, à cet instant précis, fort, très fort, d’un pénis, d’un jouet, de n’importe quoi… Elle doit dégager une sensualité intense, un appel à l’orgasme irrésistible…
Marc doit certainement le sentir puisqu’elle le sent de nouveau prêt à réessayer de s’enfoncer en elle…. Elle l’aurait laissé faire s’il était vêtu d’un préservatif et visait son vagin… mais elle refuse dans les conditions présentes. Et cette fois, pas de panique, elle trouve simplement la parade. Elle se retourne, à genoux, et le prend dans sa bouche. Elle le suce avec ardeur et conviction comme elle sait le faire. Il pénètre sa bouche avec plaisir alors qu’elle continue de masturber, de sa main droite, Nicolas qui est étendu sur le dos. Marie se positionne alors sur la bouche de Nicolas qui se met à la dévorer avidement. Plus elle crie, plus Annelie s’active sur le sexe de Marc et plus elle a envie que Nicolas explose. Nicolas lèche le cul de Marie pendant qu’Annelie le masturbe et suce Marc en même temps… Quel mélange ! Nicolas explose dans un cri de jouissance extrême… Marie hurle qu’elle jouit au même moment… Annelie décide alors d’en finir avec Marc, elle voudrait qu’il jouisse lui aussi, mais n’a aucune envie qu’il le fasse sur son visage… Marc suinte… il ne va plus tenir, elle le sent. Elle se recule alors légèrement, Marc comprend et se rue alors sur Marie pour la pénétrer avec fermeté et la fait jouir une ultime fois. Annelie se réfugie, elle, au côté de Nicolas qui est dans un état de béatitude suprême, et qui lui avoue simplement « je suis content qu’il n’ait pas éjaculé sur toi »… elle lui sourit, ça lui plait. Elle les regarde baiser, un peu frustrée et amusée. En fait elle aime regarder un sexe dur s’enfoncer entre des cuisses écartées… Elle s’amuse de voir le plaisir et la jouissance sur leurs visages.

Puis elle sent qu’il est temps de bouger… le jeu n’a plus d’intérêt si Nicolas n’y prend plus plaisir. Elle se dirige vers la salle de bain, elle crève de soif, d’avoir trop léché, trop soupiré. De plus, il faisait une chaleur à crever dans cette chambre et la chaleur bestiale des corps en sueur entremêlés n’a pas aidé. Nicolas la rejoint dans la salle de bain, pendant que les deux autres terminent fiévreusement leur fornication. Ils se douchent. Annelie aurait aimé qu’il la prenne debout contre le mur de la salle de bain, qu’il l’embrasse avec folie, mais Nicolas n’est pas encore remis de ses émotions. Ils reviennent donc dans la chambre et se rhabillent alors que Marie et Marc à leur tour se rafraichissent dans la salle de bain.
Peut-être que cela peut paraître incroyable, mais c’est en fait seulement à ce moment-là que les présentations sont faites ! 

Annelie et Nicolas quittent l’hôtel. Avides de passer un moment seuls, ils vont prendre un café. Puis, inévitablement, arrive l’heure où nos deux protagonistes doivent retourner dans leur vie respective… 
Annelie a bien du mal a retrouvé ses repères, ces séances la rapprochent de lui,  et l’envie qu’il la serre contre lui fort ne la quitte pas un instant, la séparation forcée la frustre. Ses sentiments sont sens dessus dessous. Elle rentre chez elle un peu perturbée.

Un tas de questions l’assaillent.
N’a-t-elle pas honte ? Non, pas vraiment, elle a laissé le flot de ses émotions la porter, elle n’aimerait pas que cette séance soit postée sur internet, mais elle n’a pas l’impression d’avoir fait quoi que ce soit de contre nature. C’était étrange et socialement contre nature de donner du plaisir à une autre femme ou encore de faire l’amour à 4… mais c’était un jeu. Rien de plus. Et elle se moque de ce qui est socialement correct !
A-t-elle aimé ? Elle reconnaît que c’était excitant ; elle s’est  occupée de cette femme plus pour exciter Nicolas que parce que ça lui plaisait à elle… mais ça ne l’a pas dérangé, c’était même parfois agréable, elle l’a pris comme un jeu érotique aguicheur, une manière de procurer du plaisir et de s’exciter, d’exciter. Même si honnêtement, elle préfère largement donner du plaisir aux hommes…
Et Nicolas ? Il ne dit pas grand-chose… Si par moment Annelie a ressenti son excitation, elle se demande quelles sont les images qui lui restent. Comment a-t-il vécu la situation, qu’a-t-il ressenti ? A-t-elle été à la hauteur de ses attentes ? Elle le sent proche, si proche lors de ces séances… Il voulait la voir depuis longtemps la tête entre les cuisses d’une femme. Elle le lui avait promis… Quand elle a vu Marie et surtout quand Marie a réclamé qu’Annelie la fasse jouir, Annelie s’est dit que cette fois c’était l’occasion, elle allait s’occuper d’une femme pour que Nicolas la regarde… A-t-il été déçu ou est-ce que le spectacle lui a plu ? Est-ce que ça a amplifié son plaisir, son désir d’elle ? Lorsqu’elle lui fera part de ses questions, il répondra simplement  que ça lui avait plu de réussir à se retrouver dans une situation sans problèmes, qu’il avait savouré sa timidité et que les deux phrases qu‘elle avait utilisées pour résumer la situation en disaient long sur ce qu’il avait pu ressentir : « j’ai léché le cul d’une femme en masturbant son copain pendant que tu me faisais jouir » et « tu lui léchais le cul pendant que je te masturbais et le suçais en même temps… »
Est-ce à refaire ? La réponse est probablement oui… ça l’a amusée et même assez excitée de s’occuper de Marie, ça ne l’a pas dérangée non plus que Nicolas s’occupe de Marie. Mais Marie ne s’occupait que d’elle-même et de Marc…. Annelie avait parfois l’impression d’être utilisée,  sollicitée sans arrêt ; elle aurait aimé pouvoir bénéficier de moments où elle aussi aurait pu juste savourer, elle aurait aussi aimé être pénétrée et pourquoi pas aussi sentir la langue de Marie ou ses doigts sur son sexe humide… Ce qui la pousse donc à conclure que pour qu’une relation à plusieurs soit réussie pour tout le monde, il faut un certain équilibre entre les donneurs et les receveurs… ce qui n’est pas évident…


Peut être faudrait-il essayer en plus grand groupe, avec plusieurs couples… lors de la toute première expérience, la femme s’occupait beaucoup d’Annelie et de Nicolas même si son partenaire au sexe bicolore était une vraie catastrophe. Lors de l’expérience suivante, c’est l’homme qui avait pris Annelie en doggy et lui avait donné beaucoup de plaisir alors qu’elle suçait Nicolas; mais cette fois-là, c’était sa compagne,  le désastre, une frigide actrice de première classe… Il faudrait mélanger ces différents intervenants peut-être et prendre le meilleur de chacun… ou même en trouver d’autres… Pouvoir en ressortir tous comblés…

lundi 1 juin 2015

ch.38 Orgasme à l’hôpital



Nicolas doit subir une intervention chirurgicale planifiée, mais tout ne se déroule  pas exactement comme prévu et un petit incident cardiaque lors d’un contrôle de routine,  le clou à l’hôpital les deux jours qui précèdent l’intervention... Et ces deux jours sont longs... bien longs... Branché à la perfusion, en caleçon sur son lit il est bien difficile pour lui de rester tranquille. 
Annelie en visite  s’approche de son lit, inquiète. Elle lui caresse le visage, l’embrasse tendrement. Elle vient de réaliser que même  l’idée de pouvoir le perdre lui est insupportable. Il est là,  vulnérable, et elle se sent si impuissante.
Alors qu’elle est penchée sur lui, remplie d’émotions, il glisse une main sous sa jupe. Elle ferme les yeux et retient son souffle. Est-ce vraiment raisonnable ? N'est-il là cause d'un incident cardiaque?... De plus,  à tout instant, une infirmière peut entrer... En fait, cette  dernière possibilité  l’excite plutôt.... cette peur de se faire coincer et l’idée de rougir  avec un petit sourire fautif si quelqu’un poussait cette porte l’amusent. Ce qui l'amuse moins c'est l'idée que sa femme puisse entrer et les trouver dans cette position. Qu’elle découvre  leur stratagème et que tout ce long travail pour établir une relation de "confiance " entre eux soit balayé en un clin d’œil pour une douce caresse vaginale.... mmmm... Une douce caresse vaginale....
Comment résister à ces appels au plaisir ? Nicolas essaie d’écarter sa culotte de sa seule main valide pour introduire un doigt en elle... Bien que complètement irraisonnable, elle décide de lui faciliter la tâche  et elle retire sa culotte. Elle avait hésité à ne pas en mettre en partant... Elle se doutait qu’il aurait du mal à rester sage, mais finalement elle s’était ravisée, se disant qu’il ne fallait pas, que s’il était à l’hôpital, il fallait qu’il reste tranquille et qu’elle garderait ses distances, qu’elle ne le laisserait pas se fatiguer.... Paroles d’ivrogne ! ...
Annelie l’embrasse en le serrant bien tout contre elle, sa tête contre sa poitrine, comme par envie de le protéger.  Elle  glisse sa main sous le drap et caresse délicatement son pénis  en érection en l’embrassant alors qu'il  lui enfonce un doigt dans le vagin... Puis deux... L'oreille tendue à épier un moindre bruit, le regard fixe à guetter une ombre sous la porte, ils se donnent mutuellement un doux plaisir... Comme par désespoir d'être là, comme par peur de ce que les jours à venir leur réservent,  comme pour profiter au mieux du moment présent. 
Annelie a peur de fatiguer Nicolas, elle ne veut pas qu'il bouge ses doigts en elle si  rapidement... même si elle en crève d'envie et que le plaisir est immense,  elle culpabilise de le voir faire un quelconque effort, elle essaie de le raisonner à plusieurs reprises, mais en vain. Est-ce parce que son corps dit le contraire ? Ou est-ce simplement parce que  Nicolas ne peut s'empêcher de lui donner du plaisir, comme par vice ; un pur délice qu'il chérit même allongé sur un lit d'hôpital et branché à une perfusion. Assise sur le bord  du lit  il voudrait plonger sa tête entre ses cuisses, elle le sent... Elle voudrait disparaître sous le drap et le prendre dans sa bouche... mais ils restent là, lui à la regarder orgasmer et elle à savourer ses doigts qui entrent et sortent de son sexe ruisselant. Elle retient ses gémissements quand son corps se contracte... Elle a envie d'écarter  plus grand encore ses cuisses... Comme à chaque fois qu'il la caresse. Puis de nouveau il trouve l'interrupteur magique... Celui qu'il active dernièrement à chaque rencontre, celui qui la fait éjaculer et qui lui donne un plaisir immense... Cette petite protubérance striée qu'il masse et qui gonfle sous son doigt lui donne un plaisir infini... il va et vient délicieusement de ses doigts en elle.... puis de son clitoris à son point G, le mouvement s'intensifie... Elle se sent partir...  Elle s'agrippe à son pénis d'une main et au drap de l'autre alors que son corps se raidit dans une ultime grimace et que sa tête bascule en arrière.... Elle voudrait pouvoir crier et libérer cette violente extase  .... Merde!  Elle n'y croit pas ! Elle vient d'éjaculer sur sa main... sur son lit d'hôpital ! 
Il voudrait qu'elle grimpe sur lui.... Elle en crève d'envie elle aussi... Mais finalement ils se ravisent, il préfère lui demander de retourner s'asseoir sur le fauteuil en face de lui. Elle l'embrasse, les joues empourprées et se positionne face à lui les jambes légèrement écartées, toujours sans culotte, le sexe encore "liquéfié". Il la regarde avec désir et  se caresse agréablement quelques instants, en sueur, les yeux mi-clos injectés de plaisir, avant de décider d'être enfin raisonnable et de ranger son instrumentation.... décision sensée et prise juste au bon moment.... Aurait-il un sixième sens ? Alors qu'Annelie est en situation de désir intense et qu'elle pourrait faire n'importe quoi... même se masturber sous ses yeux comme il le lui demande.... Alors qu'il est toujours en pleine  érection  même s'il vient de remettre le drap sur lui, une infirmière  ouvre la porte...
Annelie gênée d'être légèrement vautrée se redresse et tire sur sa jupe... espérant que son visage post orgasmique ne la trahira pas, espérant que l'infirmière n'aura pas à soulever le drap pour une quelconque piqûre et tomber sur un pénis en érection  prêt à exploser. Ils se regardent complices, ils se sentent comme 2 gosses qui font des conneries et que l'on prend la main dans le sac. Mais elle doit avouer que l'idée que cette infirmière pourrait se joindre à eux lui parcourt l'esprit.... et l'excite...  Peut-être pourraient-ils l'inviter à la tanière (leur petit nid d'amour) après sa convalescence?  
Lorsque l'infirmière ressort, ils soufflent et un fou rire la prend, la situation est comique. Les joues rougies, elle se cale dans le fauteuil pour enfin savourer sa descente orgasmique, calme, souriante, réjouie même, et miraculeusement moins inquiète.  Une frustration l'envahit cependant quand même... Celle  de ne pas pouvoir donner un plaisir intense à Nicolas... Il a l'air pourtant satisfait lui aussi, plus calme,  et surtout heureux de pouvoir goûter le sexe d'Annelie sur ses doigts et  savourer ce nectar de l'amour en fixant son visage défait.... 


jeudi 15 janvier 2015

ch. 37 L'apothéose





Dès tôt le matin Annelie reçoit des messages de Nicolas, elle peut lire son désir à chaque ligne, il l’excite à distance, son envie d’elle la comble et fait grandir à chaque seconde son envie de lui... un cercle vicieux... très vicieux même...


Le rendez-vous est fixé, ils se retrouveront dans 4 longues heures dans leur antre érotique, dans ce refuge qu’ils appellent depuis 3 ans déjà la tanière.

Ils arrivent à 5 minutes d’intervalle. L’envie de sexe transpire des pores de leur peau, mais ils restent civilisés et patients... ou presque... Annelie a préparé un thé, qu’elle pose sur la table à manger. Alors qu’elle s’approche, Nicolas, assis, la tire à lui et niche sa tête entre ses seins. Il dégrafe son soutien-gorge soulève son pull et prend son mamelon à pleine bouche. Elle ressent une douce chaleur s’installer au creux de son pelvis ; elle serre sa tête à deux mains et l’appuie légèrement contre sa poitrine comme elle maintiendrait un enfant qui tète et le laisse savourer... elle savoure, elle aussi d’ailleurs.

Il écarte les tasses chaudes, ôte son pantalon et sa petite culotte de dentelle  et lui demande de s’assoir sur la table. Assis sur la chaise en face d’elle, il contemple le sexe humide qui s’offre à lui. Annelie pose les mains légèrement derrière elle sur la table et balance la tête en arrière s’offrant entièrement à lui. Les pieds posés sur les genoux de Nicolas, elle balance légèrement la tête de droite à gauche, caressant ainsi le haut de ses épaules de ses cheveux soyeux.  Elle respire l’érotisme ambiant, le plaisir sous toutes ses formes. Il joue avec son clitoris de ses doigts, qu’il enfonce par moment dans son sexe humide. Paume tournée vers le ciel, ces  2 doigts qui entrent et sortent de son vagin stimulent d’une manière délicieuse son point G.
Des soupirs, de légers tremblements... elle savoure chaque mouvement et se redresse de temps à autre pour embrasser son amant sans qu’il ne cesse de la caresser. Puis, n’y tenant plus, il plonge le nez dans son sexe mouillé, sa langue, ses lèvres, son visage entier dévore et joue avec le sexe d’Annelie, elle ne tient plus, elle le veut tout entier, au fond d’elle, elle veut jouir fort dans une communion exaltante. Elle attrape la tête de son amant à deux mains et l’enfonce au plus profond de ses entrailles. Un orgasme s’empare délicieusement de son corps. Elle aime sentir l’orgasme monter et puis se diffuser. Elle savoure cet instant furtif, sachant qu’il n’y a plus de retour possible, qu’elle est entrain de partir emportée dans une vague de plaisir, aussi brève ou intense soit-elle. Il se relève, elle l’embrasse, lui retire son pull et déboutonne sa chemise. Elle caresse son torse et respire sa peau. 

Alors qu’il continue de se dévêtir, elle va s’allonger sur le lit. Elle sort de leur caisse à jouets deux instruments le « pure wand » pour elle, pour la stimulation optimale du point G et P... et le «pfunplug» pour lui ... de purs outils de plaisir spécialement conçus pour les anges rebelles...





Quand Nicolas entre dans la chambre, Annelie l’attend  les cuisses écartées, lascive, le sexe béant, les jouets et le lubrifiant à ses côtés. Il s’approche du lit, puis reste debout immobile les cuisses légèrement écartées ; Annelie allongée sur le dos, glisse sa tête entre ses cuisses et d’une langue acérée elle se met à le dévorer. Il s’enfonce dans sa bouche comme dans un sexe chaud, il y va et vient alors qu’elle tire légèrement ses bourses vers le bas. Puis, il plonge littéralement  dans son sexe la tête la première, elle le suce à pleine bouche pendant qu’il la pénètre de ses doigts, de sa langue, de son nez... elle le désire, deux doigts ne suffisent pas, elle le veut tout entier, elle veut le sucer, qu’il la baise dans tous les sens, qu’il la lèche, qu’il la pénètre de ses doigts, qu’il stimule chaque zone érogène... ils ne sont pas assez... où sont les renforts ?

Dans un élan pervers, Annelie saisit le pfunplug et l’introduit dans l’anus de son amant. Ça l’excite… Ça les excite... les sensations ressenties sont intenses... Nicolas prend l’autre jouet et le tend à Annelie. Elle l’enduit de lubrifiant lui aussi et le plonge entre ses cuisses. Après une brève résistance, l’objet du plaisir s’enfonce en elle, doux, lourd, chaud. D’une main elle le bouge délicatement pour masser son point G, de l’autre elle caresse son amant, qui gémit de plaisir. Il joue avec son clitoris et ne cesse de l’embrasser passionnellement. Elle sent sa raison la quitter, le désir s’emparer de son âme, le plaisir envahir son être tout entier. Hors de la réalité, transportée par l’instinct bestial, elle commence à bouger frénétiquement l’objet du désir. Objet qui s’expulse alors de son vagin avec violence. 
Une frénésie incontrôlable s’empare alors d’elle, un besoin dévastateur, une envie irrépressible. Elle voudrait que chacun de ses orifices  soit comblé de plaisir, chaque partie de son corps soit stimulée, elle veut exploser, partir, jouir fort, très fort, et ne plus redescendre. Ses apnées se succèdent et durent de plus en plus longtemps. Elle voudrait ne plus respirer du tout pour intensifier au maximum le plaisir ressenti. Plus rien n’existe, dans cet au-delà il n’y a pas de limites, pas de retenue, plus de tabous... l’envie de l’amour à plusieurs la hante, un sandwich, là maintenant. Elle saisit le « pure wand » et introduit le côté destiné au point P dans son anus. Annelie a déjà eu des rapports anaux, mais ce n’est d’habitude pas son truc. Cependant cette fois, guidée par le plaisir, la boule métallique qui s’enfonce en elle lui coupe le souffle ; et comme hystérique, transportée par une vague de désir surnaturel, elle prie Nicolas de s’enfoncer  en elle, d’enfoncer n’importe quoi en elle... qu’il assouvisse ce besoin intense, cette soif de jouissance. 
Il saisit un godemichet dans la boite à outils et le lui enfonce délicatement dans le vagin. Les gestes de Nicolas sont toujours délicats et attentionnés. Mais Annelie ne recherche plus le délicat à ce stade, elle prend le relais… elle saisit l’objet du plaisir qu’elle bouge fougueusement avide de plaisir. Aussi chimérique que cela puisse paraître, la scène est pourtant bien réelle. Annelie à bout de souffle est pénétrée de deux jouets qui vont et viennent frénétiquement dans ses orifices, elle voudrait un sexe de femme sur son visage ou le sexe d’un homme qui s’enfoncerait au plus profond de sa gorge. Et comble de l’apothéose, Nicolas stimule son clitoris d’un divin doigté. 
Annelie n’en peut plus, chacun de ses orifices est prêt à exulter, son clitoris est prêt à exploser… Elle sent son esprit l’abandonner, elle a vendu son âme au diable et Bon Dieu que ça lui plait, plus rien désormais ne l’arrête, plus rien... une bouffée de plaisir s’empare d’elle et lorsque son corps se soulève dans un ultime cri, la douleur qui irradie ses membres est intense, une décharge de milliers de volts lui traverse le corps, elle ne peut plus respirer, son cœur qui battait la chamade se fige prêt à exploser, ses oreilles bourdonnent, une envie de vomir intense la saisit, même si elle voulait tout stopper elle ne pourrait pas, elle fait face à l'irréversible, l’orgasme est à son paroxysme. Elle a l’impression de perdre tout contrôle, le monde se distance. Comment une telle violence peut-elle être  si délectable?  Toujours perdue entre l’enfer et le paradis, elle tremble et est prise de secousses, sa tête tourne... jamais elle n’avait été si loin, jamais elle n’avait ressenti une telle puissance orgasmique, jamais au grand jamais elle n’avait même imaginé qu’une telle chose puisse être possible. 
La contraction musculaire passée, elle retombe lourdement épuisée, vidée, immobile et friable. Un corps mort rempli d’amour, hébété, incrédule et coupable. Coupable oui, coupable d’égoïsme...

Puis l’incompréhensible se produit... ses yeux s’emplissent et des larmes coulent sur son visage... d’où viennent ces larmes ? Serait-ce des larmes de bonheur ? D’amour ? De souffrance ? D’épuisement ? De culpabilité ? Le manque d’oxygène ? Les apnées prolongées et répétées lui ont coupé le souffle, Annelie cherche encore de l’air, ses poumons brûlent. Son corps avachi ne répond plus aux impulsions de son cerveau. Les nerfs sur-stimulés se mettraient-ils en stand-by ? Comment fait-il pour la mettre dans de pareils états ? Cette bouffée de plaisir qui l’a littéralement asphyxiée ne serait-elle pas à l’origine de ces larmes incompréhensibles ?
Sans savoir pourquoi donc, Annelie pleure et libère cette tension en nichant son visage au creux du cou de Nicolas qui surexcité n’en revient pas. Jamais il n’avait vu Annelie dans un tel état. Jamais elle n’avait atteint ce degré de perversité ai-je envie de dire.

Ce sentiment de culpabilité qui l’envahit, lui déplait, groggy, elle réalise qu’elle a laissé tomber Nicolas, et qu’il est toujours en érection... culpabilité, car elle se demande comment elle pourra bien le satisfaire, elle est incapable de bouger... Nicolas la rassure, chanceux de vivre des moments d’une telle rare intensité, il savoure cette intimité. Il serre Annelie dans ses bras et la somme de se reposer et de rester tranquille. Son souffle chaud et irrégulier reprend doucement un rythme normal, son cœur se calme, bien loin du rythme effréné qu’il vient de subir. Il la caresse tendrement, puis intimement de nouveau.

Son corps anesthésié ne vibre plus. Et si elle était allée si loin que plus jamais elle ne puisse ressentir de douces caresses ? Un vent de panique l’emporte, mais se calme très vite lorsqu’elle réalise, que ces caresses sont en fait de plus en plus agréables et que ses cuisses de nouveau s’entrouvrent. Elle a envie de sentir son sexe dur contre la paume de sa main, envie de le caresser, envie de lui donner un plaisir immense. Elle saisit le godemichet qui traine toujours sur le lit et le met à vibrer contre ses bourses ; c'est à peu près tout ce qu'elle parvient à faire dans un effort surhumain. Lui se caresse avec délice d’une main en serrant Annelie bien fort contre lui et de son autre main il joue avec son clitoris qui ne cesse de gonfler. Les vibrations, les caresses, le plug, le sexe d’Annelie de nouveau humide, son souffle chaud entrecoupé de petits gémissements... Nicolas ne tient plus, et, dans une cambrure de reins grimaçante il part expirant le plaisir d’une rencontre sans précédent, libérant le nectar de l’apothéose puis retombe à son tour inerte. 
C’est dans cet état de débauche que nos deux amants s’endorment dans les bras l’un de l’autre, un bref instant, avant de repartir dans leur vie respective...